Pavillon St-Denis
Monument-National
Historique
Salle Ludger-Duvernay
Studio Hydro-Québec
La Balustrade
Salon rouge
Scène Financière Sun Life
Campus
  1. Le Monument-National dans la ville
  2. Une communauté en danger dans un monde en mutation
  3. Les premières années : Monument-National, terre d’accueil
  4. Le Monument-National et le mouvement des femmes
  5. Le Monument-National : terreau d’idées nouvelles et centre communautaire multiethnique
  6. Les scènes du Monument-National : innovations et avant-garde
  7. Éclectisme et succès populaires
  8. Le long naufrage du Monument-National
  9. Naître à nouveau, centenaire

4. Le Monument-National et le mouvement des femmes

C’est au Monument-National que naît le féminisme québécois francophone à la fin du XIXe siècle. Regroupées autour de Marie Gérin-Lajoie au sein d’un comité appelé « Dames patronnesses » de l’Association Saint-Jean-Baptiste, les Montréalaises francophones les plus en vue de l’époque entreprennent une vigoureuse et vaste campagne qui vise la promotion des Canadiennes françaises dans tous les secteurs de la vie sociale, culturelle, économique et politique du pays. Avec l’aide de l’Association Saint-Jean-Baptiste, elles vont instaurer les premiers cours publics destinés aux femmes, favoriser leur regroupement au sein d’organisations sociales et corporatives, revendiquer leur accès aux études postsecondaires, créer des réseaux d’entraide féminine. Ce mouvement, qui vise également la reconnaissance du statut légal de la femme, lutte aussi, dès l’origine, pour l’obtention de son droit de vote. Idola Saint-Jean, éducatrice, journaliste, célibataire célèbre et célébrée, militante de la première heure, demeure la figure emblématique des « suffragettes » québécoises.

Pendant près de quarante ans, le Monument-National va ainsi être le foyer du mouvement des femmes francophones au Québec.

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