1951-1969
1969
Le programme de Production est scindé en deux : décoration et technique.
Première création présentée en exercice public par l’École : un spectacle didactique intitulé Une Journée de travail à l’École nationale de théâtre du Canada, mis en scène par Tibor Egervary et donné par les élèves en Interprétation. Ce spectacle est aussi présenté avec grand succès au Festival international de St. Cloud au Minnesota.
1968
Le Conseil des Arts du Canada cesse de donner des bourses d’études aux élèves des écoles d’art professionnelles, dont l’École nationale de théâtre.
En désaccord avec la conception du théâtre véhiculée à l’École, et en particulier par André Muller, réfractaire à la création québécoise, les huit finissants de la section Interprétation française quittent l’École avant la fin des classes. Quatre d’entre eux (Paule Baillargeon, Pierre Curzi, Claude Laroche et Gilbert Sicotte) formeront avec quelques autres artistes le Grand Cirque Ordinaire, une troupe qui révolutionnera la pratique théâtrale des jeunes artistes. En 1998, la direction de l’École leur envoie une lettre qui les réintègre officiellement au sein de la communauté des anciens de l’École nationale de théâtre et reconnaît le rôle positif qu’ils ont joué dans l’évolution de l’institution.
1967
La bibliothèque devient la propriété de l’École qui s’engage à la laisser accessible au public.
Création d’un fonds pour accorder des prêts de dépannage aux élèves grâce à un don de 500 $ de la National Jewish Women’s Association.
1965
L’École commence à louer le Monument-National, qui appartient alors à la Société Saint-Jean-Baptiste, pour ses exercices publics.
Création, après une tentative avortée en 1961, d’un fonds de bourses pour les élèves.
1964
La direction de l’École met sur pied la Troupe des Jeunes Comédiens. Cette troupe, renouvelée chaque année, comprend une unité française et une unité anglaise. Elle fera des tournées un peu partout au Canada en 1964-1965 et en 1965-1966. L'année suivante, la troupe dont seule demeure la composante francophone, est prise en charge par le Théâtre du Nouveau Monde (TNM).
1963
À l’automne, l’École s’installe dans des locaux situés au sous-sol de la Place des Arts (PDA), que l’on vient tout juste d’inaugurer. Or, dès le début de l’année scolaire, le 4 novembre, la PDA revient sur sa décision et demande à l’École de vider immédiatement les lieux. Onze jours plus tard, l’École reprend ses activités dans l’édifice le Royer, situé au 407, boulevard Saint-Laurent, près du port de Montréal.
La Community Players Theatre Library déménage aussi dans l’édifice le Royer et s’associe officiellement à l’École.
1961
La Community Players Theatre Library s’installe dans le même immeuble que l'École et lui donne accès à ses ressources.
L’École organise sa première session d’été à Stratford en Ontario. Ces sessions, au cours desquelles tous les professeurs et élèves déménagent à Stratford, dureront sous cette forme jusqu’en 1965.
Lancement, en novembre, du programme de Production, qui regroupe décoration et technique. Jusqu’en 1965, on donnera aussi une formation en mise en scène.
1960
Le bureau de direction du CTC approuve le plan (le blueprint, selon l’expression consacrée) de l’École nationale de théâtre du Canada.
Le Conseil des arts du Canada se fait le principal subventionneur de l’institution.
Le 2 novembre : Michel Saint-Denis inaugure l'École dans ces mots : "I declare the National Theatre School ouverte."
Dix-sept élèves anglophones et neuf élèves francophones sont inscrits.
L’École loue trois locaux dans l’immeuble de la Légion canadienne au 1191, rue de la Montagne à Montréal.
1959
Le Canadian Theatre Centre-Centre du théâtre canadien (CTC) reçoit ses lettres patentes.
Le comité ad hoc approche le CTC en vue de mettre sur pied une école « vraiment bilingue située à Toronto ».
Le comité ad hoc est dissout et le CTC forme un comité pilote qui se réunit plusieurs fois. Ses 16 membres sont considérés comme les fondateurs de l’École nationale de théâtre du Canada : David Gardner (président), le colonel Yves Bourassa, Donald Davis, Jean Gascon, Gratien Gélinas, Michael Langham, Pauline McGibbon, Mavor Moore, David Ongley, Tom Patterson, Jean Pelletier, Jean-Louis Roux, Roy Stewart, Powys Thomas, Vincent Tovell et Herbert Whittaker, auxquels on doit ajouter Michel Saint-Denis, principal conseiller du projet.
1958
Réunion à Toronto chez Pauline McGibbon, présidente du Dominion Drama Festival et ancienne lieutenante-gouverneure de l’Ontario, de représentants des Canadian Players, du Crest Theatre, de la CBC et des médias (Mavor Moore et Herbert Whittaker) pour discuter d’une école nationale de théâtre.
Formation d’un comité ad hoc.
1957
Le comité du théâtre du tout nouveau Conseil des Arts du Canada met en tête de ses priorités la mise sur pied d’une école nationale de théâtre.
1951
La Commission royale d’enquête sur l’avancement des arts, des lettres et des sciences au Canada (dite commission Massey-Lévesque) déplore l’absence d’une école supérieure de théâtre.