| Formation
: une école pas comme les autres
par Lorraine Hébert
Derrière la réputation
dexcellence de lÉcole nationale de théâtre
du Canada (ÉNT) sur la scène nationale et internationale,
derrière les immeubles et les équipements imposants
dont elle est aujourdhui propriétaire, évoluent
des hommes et des femmes de théâtre, des personnalités
artistiques et humaines contrastées, des administrateurs
passionnés. À lorigine de tout cela : Michel
Saint-Denis, réformateur du théâtre dans lesprit
de Copeau dont il était le disciple et le neveu, artisan
avec plusieurs autres de la décentralisation théâtrale
en France et fondateur de grandes écoles de théâtre
à Londres, Strasbourg et New York. « LÉcole
est un lieu où le théâtre se réinvente »,
écrivait-il dans Training
for the Theatre(1),
une uvre posthume dans laquelle il consacre plusieurs pages
à la création de lÉcole nationale de
théâtre du Canada.
Les artistes et les artisans formés
à lÉNT, quelle que soit la génération
à laquelle ils appartiennent, sont reconnaissables et se
reconnaissent entre eux. Ils ont en partage le même héritage
: une pensée, une manière de faire et dêtre
dans le théâtre qui vient de lÉcole
et pas dune autre. Même si le modèle Saint-Denis
a fait école(2),
lÉNT jouit, de par son statut dinstitution
privée, dune indépendance et dune autonomie
pédagogique et artistique qui font une grande différence.
Cest une école dart comme il en existe peu
ou plus au Québec, là où des jeunes peuvent
épanouir leur individualité humaine et artistique
au contact de gens de théâtre qui ont en commun la
passion, lhumilité, le doute actif du praticien et
de lenseignant. Cette École a une âme et cest
son caractère indicible quon cherche à dire.
Hier
comme aujourdhui : une approche humaniste
Au cur du projet pédagogique
de lÉNT se retrouve toujours lêtre humain
: « Le rôle de lÉcole, cest
celui dêtre un révélateur, un peu comme
un bain dacide dans lequel on fait passer une photographie
pour la développer. » Cette image, utilisée
par le directeur artistique du programme dInterprétation,
André Brassard, reproduit la pensée même de
Michel Saint-Denis : « Une telle formation théâtrale
diffère de presque toutes les autres formations professionnelles
en ce quelle utilise, comme instrument, lêtre
humain lui-même, et que le travail sy fait de lintérieur
vers lextérieur plutôt que de lextérieur
vers lintérieur. »(3)

Le comédien
Marcel Sabourin avec des élèves du programme
d'Interprétation. Photo : Maxime Côté.
|
Que ce soit dans un cours de dessin, de
mouvement, dorganisation de tournées, de chant, dhistoire
du costume, danalyse de texte ou de conception déclairage,
lélève est perçu comme un tout indissociable
quil faut savoir guider dans la reconnaissance, lharmonisation
et lenrichissement de ce quil est comme corps, voix,
sensibilité, intelligence, conscience, culture et histoire
personnelles. Des citations de professeurs
tirées darticles publiés dans le Journal
sont éloquentes : « Leur faire prendre
conscience de limmensité de ce quils sont (Marcel
Sabourin, comédien) » ; « Lacteur
doit être dans le moment présent, il doit unifier
son corps et son esprit (Jocelyne Montpetit,
chorégraphe et interprète) » ;
« Assumer pleinement sa voix et en prendre soin
(Catherine Gadouas, compositrice) » ; « Le
point de départ est la personnalité des élève
(Pauline Vaillancourt, chanteuse lyrique) »
; « Anticiper les problèmes et apprendre
à les régler est lun des avantages de lapprentissage
fondé sur lexpérience (Jan
Cogley, responsable de latelier de couture de 1993 à
2000) » ; « En abordant luvre
elle-même avec curiosité et passion, les techniciens
deviennent de véritables artisans de théâtre
(Pierre Phaneuf, directeur du programme de Production de 1996
à 2000) » ; « Penser avec
ses mains et sadresser à ses sensations [
]
LÉcole doit être un lieu où lon
forme des artistes qui sont aussi des humanistes (François
Vincent, peintre) » ; « Le costumier
doit adapter ses créations à des corps imparfaits
qui abritent des êtres humains ayant leurs propres émotions
et des expériences de vie différentes
(Véronique Borboën, costumière). »
Du
maître à lapprenti au maître-apprenti
Souplesse, rigueur, intuition, respect,
devoir de clarté et engagement : tous des termes utilisés
par les « artistes-pédagogues » pour décrire
la complexité de la relation à établir avec
chaque apprenti et rappeler le caractère toujours imprévisible
de ce qui en adviendra. En revanche, les élèves
qui ont baigné dans ce bouillon incroyable dinfluences
disent avoir été révélés à
eux-mêmes, avoir franchi un passage aussi déterminant
que lenfance ; avoir rencontré un maître qui
les a marqués pour la vie, mis au monde comme artiste ou
artisan, homme ou femme ; avoir acquis la conviction profonde
que lespace du théâtre était leur lieu
dancrage et dexpression. Certains rappellent lexercice,
le geste ou la phrase qui leur a ouvert une porte, parfois tout
un monde : « Ce qui est lessence de la tragédie
nest pas de mourir, mais de survivre », écrivait
lauteure Anne Legault à François Archambault
(Écriture dramatique, 1993), alors élève
à lÉNT, qui narrivait pas à résoudre
un problème de structure dramatique.
Juste retour des choses, ou belle illustration
de la façon dont se bonifie dune génération
à lautre lhéritage de lÉcole
: ceux qui reviennent y enseigner réfèrent aux pédagogues
qui les ont marqués pour expliquer ce quils cherchent
à transmettre à leurs élèves. Ils
parlent dun legs précieux, dun savoir-faire
transmis par un maître et qui, au contact du métier
et au gré des expériences de leur vie dadulte,
est devenu le leur. En parlant du cours dimprovisation quelle
a donné pendant 15 ans, la comédienne Julie Vincent
reconnaît avoir trouvé en Marcel Sabourin un modèle
inestimable : « Jai tout appris de cet homme
dune grande culture théâtrale et cinématographique.
Cet être dune délicatesse et dun humour
incroyables ma fait découvrir mon imaginaire. Il
a développé une méthode et une nomenclature
pour y accéder qui mont constamment guidée
dans lélaboration dun cours exigeant parce
que basé essentiellement sur la confiance. »
Pour la scénographe Danièle Lévesque, qui
dit devoir énormément à François Barbeau
: « Cest le désir artistique de faire
parler lespace, de lui inventer et faire raconter une histoire
que je cherche à communiquer au futur scénographe.
Je travaille à partir de ce quil propose et je laide
à pousser le dialogue avec la forme, la géométrie
des lignes et des points, les objets, les couleurs. »
Ainsi va la chaîne
de la transmission qui, en multipliant les tours et les nuds
autour dun noyau qui ne cesse de sagrandir, fait que
le maître sy considère toujours en apprentissage.
Le premier directeur de la section Interprétation française,
Jean-Pierre Ronfard, y travaille toujours : « Enseigner
est une merveilleuse façon dapprendre. LÉcole
mapporte surtout la connaissance de générations
qui commencent à être de plus en plus éloignées
de la mienne et qui nont pas la même formation, les
mêmes désirs, les mêmes images dans la tête
que moi. » (4)
Une
pédagogie en constante redéfinition
Apprendre à saisir de lintérieur
les motivations dun texte et dun personnage et développer
les habiletés techniques pour les transmettre avec sincérité
étaient des objectifs dapprentissage qui, dans lesprit
de Michel Saint-Denis, devaient sappliquer tout autant à
lapprenti comédien quau concepteur et au technicien.
À lÉcole, on utilise aujourdhui les
mots « pensée, vérité historique,
sens artistique, justesse, authenticité et éthique »,
pour nommer ce quon tente dinculquer aux futurs auteurs,
comédiens, concepteurs et artisans de la scène.
|
Le premier directeur
de la section Interprétation française, Jean-Pierre
Ronfard, qui enseigne toujours, a vu passer presque toutes
les générations d'acteurs formés à
l'ÉNT. Photo : Maxime Côté.
|
Pour y parvenir, on cherche dabord
à aiguiser leurs sens, par lesquels limagination
et lintelligence sont activées, alimentées.
On leur apprend à sentir, voir, regarder et écouter,
du dehors et du dedans, sans préjugé ni idée
préconçue, à lire, analyser, chercher, comprendre.
Autant dhabiletés que les élèves ont
à développer pour accéder à une pensée,
au génie dune langue, à un univers, une vision
du monde. Année après année, la formation
sest enrichie en cours de lecture, danalyse, dhistoire
et de philosophie. « Je crois beaucoup aux jeunes diplômés
de maintenant, dit Michèle Magny qui donne le cours de
lecture et analyse de textes. Ils se recréent des valeurs
de respect, dengagement, de spiritualité. Cependant,
ils ont beaucoup de rattrapage à faire à leur arrivée
à lÉcole : ils écopent des grandes
années dignorance du système scolaire, et
leur conception du théâtre est contaminée
par la télévision et les autres médias de
masse. Pour arriver à dire du Chaurette, du Gauvreau, du
Koltès, le chemin ne leur semble pas évident, mais
ils ne remettent plus en question, comme dans les années
1970, le fait quils doivent le trouver. »
Trouver
le subtil équilibre
Limagination ne suffit pas, affirmait
Michel Saint-Denis, lacquisition dune technique solide
est indispensable. À lire les descriptions des programmes
de lÉNT, on constate lampleur des savoirs techniques
et artistiques que les élèves doivent réussir
à maîtriser pour répondre aux exigences actuelles
de la profession. Déjà, à la fin des années
1970, lÉcole ajoutait un an de plus à la formation
en écriture dramatique, en interprétation et en
production. Mais les ajustements ne sarrêtent pas
là quand on veut continuer à former des artistes
et des artisans complets au sens où lentendait Michel
Saint-Denis. Former aujourdhui des gens de théâtre
exige un savant équilibre entre recherche, création
et tradition, entre apprentissage théorique et pratique,
entre connaissances techniques, culturelles et historiques, entre
spécialisation et interdisciplinarité.
Pour relever un tel défi, il
faut savoir entre autres choses organiser le parcours des apprentissages
selon une progression favorisant lintégration de
savoirs multiples tout en répondant aux besoins de chaque
élève. La grille de cours doit rester flexible,
sajuster à lévolution des pratiques
et des techniques sans perdre de vue les connaissances à
la base de lexercice de chacun des métiers. Mais
plus encore, un projet pédagogique ne peut trouver sa cohérence
en dehors dune interrogation permanente sur la manière
de lier étroitement les exigences techniques, esthétiques
et éthiques dun art en transformation constante.
Réajuster
sans cesse
Le directeur du programme de Scénographie,
Guido Tondino, exprime le souci que les élèves soient
au fait des tendances actuelles qui en architecture, en arts plastiques,
en arts visuels et en arts électroniques transforment les
notions despace et de temps au théâtre. Doù
la pertinence dinscrire au programme des cours dhistoire
de larchitecture, de photographie, des ateliers de peinture
sur chevalet et des exercices de dessin dans des espaces publics.
Il croit que les travaux pratiques réalisés en équipe
aident à briser la tendance du concepteur à travailler
en solitaire. Quant au nouveau directeur du programme de Production,
Michel Gosselin, il considère que la grille actuelle de
cours permet aux finissants dexercer adéquatement
les fonctions de conception et de direction dès la fin
de leurs études. Toutefois, il souhaite faire une place
à lexpérimentation des techniques et des langages
qui sont en train de révolutionner « limagerie
scénique ». Avec larrivée des nouvelles
technologies, lartisan de scène est appelé
à devenir un « conducteur de sens », ce
qui suppose quil acquière un sens artistique plus
développé par rapport à un ensemble scénique.
Il est permis de penser, toujours selon Michel Gosselin, que lécart
entre lartisan et lartiste va aller en samenuisant
au profit dune interdépendance plus étroite
entre des concepteurs. On na quà penser aux
rôles que jouent léclairage, le son, les techniques
audiovisuelles et les nouvelles technologies dans les spectacles
de Denis Marleau ou de Robert Lepage pour avoir envie de lui donner
raison.
Au sein du programme dInterprétation,
léquipe actuelle sinterroge sur les moyens
dassurer une meilleure intégration des techniques
vocales, corporelles et phonétiques dans linterprétation
des grandes uvres du répertoire classique et contemporain.
Comme le souligne le metteur en scène, Gervais Gaudreault
: « Il faut amener le comédien à comprendre
physiquement et intellectuellement comment créer dinstant
en instant sa propre musique, comment projeter dans son corps
la pensée du texte et arriver à la soutenir par
la voix, la respiration, la ponctuation et comment transmettre
le pouvoir dévocation dune langue, dune
phrase, dune image ». Lélève
doit aussi acquérir des outils le rendant plus autonome
dans son rapport au metteur en scène, plus personnel et
plus actif en répétition. Comme lexplique
ladjointe à la direction artistique du programme
dInterprétation, Alice Ronfard : « Il
doit pouvoir saisir la dramaturgie dune uvre, le sens
et laction dun texte, avoir les moyens de développer
un point de vue personnel et solide sur le personnage quil
a à interpréter, sil veut être aussi
à laise et juste dans une pièce de Sophocle
que de Thomas Bernhard. »
Cultiver
linterdépendance
Loriginalité du modèle
Saint-Denis tenait et tient toujours au fait quen réunissant
tous les métiers de la scène lécole
de théâtre pouvait reproduire la vie dune troupe
de théâtre et en cultiver lesprit. Dès
leur deuxième semestre et jusquaux exercices publics
de la dernière année, les élèves des
différents programmes sont appelés à réaliser
ensemble plusieurs projets de théâtre. À cela
viennent sajouter dautres activités dapprentissage
en commun, tels les cours de question et découte
musicale réunissant tous les élèves de première
année, ainsi que les ateliers décriture et
de dessin offerts aux étudiants des programmes dInterprétation
et de Production. Sans compter « lexercice densemble »
où tous les élèves de première sont
entraînés dans un jeu de permutation des rôles
et des fonctions qui les sensibilise aux autres métiers
du théâtre que celui auquel chacun se destine.
Cela dit, comme les programmes sont
de plus en plus chargés, il devient difficile déchapper
à leur cloisonnement, voire à leur autarcie. Une
tendance lourde déplorent les enseignants, qui reflète
la fragmentation des savoirs, latomisation du travail et
du temps, la sur-spécialisation des tâches et la
perte de la dimension collective et humaine de la vie en société
et, par conséquent, du théâtre. Sil
est un défi auquel tient particulièrement Alice
Ronfard, cest de renforcer au sein de linstitution
la relation dinterdépendance entre les différents
métiers de la scène, de trouver les moyens et le
temps de revoir le projet pédagogique en fonction dune
interdisciplinarité déjà à luvre
dans les pratiques artistiques de pointe.
Cest dans cet esprit quelle
codirigeait avec Véronique Borboën un premier atelier
autour de Grandeur et Misère
du IIIe Reich de Bertolt Brecht puis un deuxième
autour du Soulier de satin
de Paul Claudel, réunissant les élèves de
première année en Interprétation et en Scénographie.
En plus de leur donner accès à une mine incroyable
dinformations en multipliant les références
historiques, littéraires, iconographiques, filmiques et
musicales autour des deux uvres, les apprentis scénographes
étaient parfois appelés à jouer et les apprentis
comédiens à dessiner.
Soutenir
lélan
Rompre la routine qui remplace la vie
et renouveler lambiance théâtrale de la création
étaient dautres grandes visées du modèle
Saint-Denis, ce que permettait datteindre le programme dÉcriture
dramatique en faisant converger plusieurs des activités
de synthèse des différentes sections dans la création
des textes des auteurs en formation. Il faut dire quaprès
20 ans dexistence, le programme dÉcriture dramatique
a trouvé sa pleine mesure et quil constitue, au sein
de lÉcole, un laboratoire permanent de recherche
et dexpérimentation de nouvelles façons de
penser le théâtre. Intégrés à
une classe dinterprétation lors de leur première
année, les auteurs en formation expérimentent les
mécanismes en jeu dans le travail du comédien. En
retour, les comédiens sont initiés au processus
décriture dune pièce et à la
démarche artistique propre à chaque auteur. Dans
un cas comme dans lautre, ils acquièrent les références
qui leur permettent dentrer dans un véritable dialogue
artistique autour dune uvre et de personnages en gestation.
Retrouver
le chaînon manquant
|
La titulaire du programme
d'Écriture dramatique, Elizabeth Bourget, en compagnie
de ses auteurs en devenir. Photo : Maxime Côté.
|
Ne manque que la présence
de jeunes metteurs en scène dans lÉcole pour
réaliser pleinement le modèle Saint-Denis : « Un
lieu où le théâtre se réinvente ».
Lexpérience tentée, entre 1993 et 1995, dun
programme de formation en mise en scène a laissé
des traces. La responsable du programme dÉcriture
dramatique, Elizabeth Bourget, en témoigne : « Ils
étaient des interlocuteurs de premier choix pour les auteurs
et les comédiens parce quils partageaient les mêmes
références culturelles. Pour continuer à
avancer dans leur démarche, les jeunes auteurs ont besoin
de rencontrer leurs metteurs en scène et, dans le contexte
actuel, cest de plus en plus difficile à trouver.
Lécart culturel sest creusé entre les
metteurs en scène, dont plusieurs ont 40 ans et plus, et
eux qui sont dans la vingtaine. Si lon veut soutenir lémergence
de nouvelles écritures, la formation de jeunes metteurs
en scène est devenue essentielle. » LÉcole
nationale de théâtre nest pas à cours
de projets et écoute ses désirs. En cela réside
sans aucun doute sa force de reprise et de transformation. Il
semble bien quelle ait trouvé la manière dattacher
le dernier maillon de la chaîne en accueillant de nouveau
des metteurs en scène en formation dès septembre
2001.
Produire
de linattendu
Quant aux échanges artistiques
quelle a développés au cours des dernières
années avec des écoles supérieures de formation
en art dramatique en Communauté française de Belgique,
ils se poursuivront et souvriront à dautres
pays. Comme le mentionne le directeur général, Simon
Brault : « LÉcole doit solliciter et se
nourrir des expertises qui viennent dailleurs pour enrichir
son projet pédagogique. Cela suppose quau sein de
linstitution existe une véritable culture commune,
ce à quoi nous travaillons. » Ce que lon
voit poindre à lhorizon, cest un brassage étonnant
des cultures, des générations et des écoles
de pensée à lintérieur de ses murs.
Signe que les temps ont changé : « On est à
lère du « théâtre fusion »,
dit Julie Vincent, et il est difficile dimaginer que lÉcole
soit enfermée dans des dogmes esthétiques ou idéologiques. »
Quand on lui demande ce quelle attend de lÉcole,
elle lance : « Produire, avec ce mélange incroyable
dinfluences et de pratiques esthétiques qui laniment
actuellement, un souffle qui nest pas attendu. »
1
Publié par Suria Saint-Denis, New York, Theatre Arts Books
et Londres, Heineman Educational Books Ltd., 1982, p. 50
(Les citations de cet ouvrage ont été traduites
par Jean-Louis Roux).
2
Rappelons que les Options-Théâtre des cégeps
Lionel-Groulx et de Saint-Hyacinthe ont emprunté le modèle
SaintDenis et que leurs fondateurs ou principaux dirigeants
sont issus de la première génération dartistes
formés à lÉNT : Jean-Luc Bastien, Claude
Grisé et Renée Noiseux-Gurick.
3
Training for the theatre, op. cit., p.79.
4
Journal, Montréal, été 1996.

Retour au début de l'article
|